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Par sa configuration et sa situation, Le Vivier-sur-mer ne pouvait avoir qu’une vocation maritime. Pendant un millénaire, le cabotage a été très actif : port du Pays de Dol commerçant avec l’Angleterre, l’Espagne, l’Afrique du Nord. Le déclin de cette activité coïncide avec le développement du chemin de fer (deuxième moitié du XIXe siècle). En 1954, notre commune à implanté en Baie une activité nouvelle : La mytiliculture (élevage de moules sur bouchots).

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La proximité de la Baie fait aussi du Vivier un lieu de tourisme, un lieu de villégiature et de vacances pour ceux qui aiment les grands espaces, l’air iodé du large, la pêche à pied (la crevette grise ou rose, coques, lavagnons et palourdes), ainsi que les sorties en mer à bord des amphibies des mytiliculteurs.

 

Son Histoire


Pressée contre la mer par ses soeurs voisines du Marais de Dol, notre ville de 220 ha est une agglomération de 1050 habitants. Construit à l’abri de la digue, elle a été, pendant un millénaire, le port naturel du Pays de Dol, port établi à l’embouchure unique des canaux d’écoulement des marais : le Guyoult, le Cardequin, la Grande et la Petite Banche.

Selon certains historiens, ce serait au Vivier que Saint-Sam son, premier Évêque de Dol, aurait débarqué en l’an 548. Une enquête de Henri II d’Angleterre, de 1181, mentionne Le Vivier-Sur-Mer et Philippe IV le Bel, 1296, s’intéresse à son commerce avec l’Angleterre.

La digue, d’une longueur de 30Km, allant de la limite du département de la Manche à Saint-Méloir-des-Ondes, aurait été construite à partir du XIe siècle par les Évêques de Dol et c’est, à cette époque, que les eaux du Guyoult furent canalisées de Dol à la mer, à travers le marais.

Le quai du port du Vivier, en pierre de taille, est un ouvrage du XVIIIe siècle et, sur la RD797, le pont qui enjambe les quatre canaux fut inauguré en 1817 par Louis d’Artois, Duc d’Angoulème (Pont d’Angoulème).

Aujourd’hui Le Vivier-Sur-Mer est la capitale française de la mytiliculture.

La Mytiliculture


L’histoire attribue l’origine des bouchots à un irlandais qui aurait fait naufrage en baie de l’Aguillon sur les côtes charentaises en 1235. Seul rescapé de cette aventure, Patrick Walton pour survivre, tendit des filets à marée basse pour pêcher du poisson. Il s’aperçut que sur les piquets soutenant les filets se fixaient des moules. Le premier bouchot était né. Bouchot est un mot d’origine celtique qui veut dire Clôture et choot ou chot qui veut dire bois.

La place de la Baie du Mont-Saint-Michel dans la production nationale

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La mytiliculture est née en baie du Mont-Saint-Michel en 1954. Il y a actuellement devant la ville près de 300Km soit 222 140 pieux de bouchots  qui donnent une production de 10000 à 12000 tonnes de moules soit 1/4 de la production nationale. Entre 300 à 500 personnes participent aux travaux et en vivent, tout ceci sur un port qui s’étend sur 20 Hectares.


Les moules de la Baie sont d’une qualité très appréciée sur le marché et bénéficient d’une excellente image de marque. La baie du Mont-Saint-Michel présente une situation idéale pour l’élevage des moules de bouchot. Ses vastes étendues, ses pentes douces… mais aussi et surtout son marnage – soit l’amplitude maximale entre la haute et la basse mer, qui peut atteindre 13 mètres les jours de grande marée – dont elles bénéficient et qui leur apporte une abondance de nourriture, notamment une grande diversité de phytoplanctons. L’alternance de ces périodes émergées et immergées donnent aux moules ce goût finement iodé. Leur période de remplissage relativement longue s’étale de Juin à Mars.

Les mytiliculteurs regroupés au sein d’un syndicat professionnel se soucient depuis toujours de maintenir cet équilibre de la nature indispensable afin que prospère longtemps encore cette activité aujourd’hui vitale sur la côte.

La mytiliculture apporte à l’économie du canton de Dol-de-Bretagne une part non négligeable du développement de la construction et de l’accroissement de l’activité commerciale dans toute la région, par la fixation et la stabilité d’une population dans les communes de la Baie.